Les implants auditifs

Lorsque l'aide auditive ne suffit plus

Quand la perte auditive est trop importante pour être compensée par des aides auditives, il est possible d’avoir recours à un implant auditifs. Le type d’implant auditifs dépendra de la cause et de la source de la perte auditive.

  • Les implants auditifs nécessitent une opération chirurgicale faite par un médecin oto-rhino-laryngologiste (ORL) spécialisé.
  • Il est impératif de consulter un audiologiste et un médecin ORL pour s’assurer de votre éligibilité et amorcer les démarches.
Les quatre types d’implants auditifs les plus courants:
  1. Implants cochléaires
  2. Implants en conduction osseuse
  3. Implants d’oreille moyenne
  4. Implants auditifs du tronc cérébral

Le type d’implant choisi dépend de la nature du problème auditif de la personne, la transmission sonore étant rendue possible de deux façons:

  • Transmission des sons par conduction aérienne : Lors du processus d’audition, le son est recueilli par l’oreille externe pour être transmis via le conduit auditif et faire vibrer le tympan puis les osselets. Le son passe ensuite à l’oreille interne et fera vibrer un liquide aqueux et les cellules ciliées. Ces cellules transformeront les vibrations en impulsions électriques qui sont envoyées au cerveau par le nerf auditif. 
  • Transmission des sons par conduction osseuse : Dans ce procédé,  le son fait vibrer la boîte crânienne et stimule directement la cochlée, sans passer par le tympan et les osselets.

TYPES D'IMPLANTS AUDITIFS

Implant cochléaire

  1. Les microphones du processeur situé derrière l’oreille captent les sons et le processeur les convertit en informations numériques.
  2. Le processeur transmet ces informations à l’implant par le biais de l’antenne positionnée sur la tête.
  3. L’implant envoie des signaux sonores numériques à l’électrode qui se trouve dans la cochlée. 
  4. Dans la cochlée, les fibres du nerf auditif captent ces signaux et les envoient au cerveau qui les traduit en sons audibles. 

L’implant cochléaire est une solution retenue pour les personnes dont la surdité origine de l’oreille interne, principalement de la cochlée. Il faut généralement avoir une surdité importante aux deux oreilles et retirer peu de bénéfices de l’utilisation d’appareils auditifs pour envisager cette solution.

Fonctionnement
En effectuant une chirurgie, on implante une première composante dans l’oreille interne: le porte-électrodes. En plaçant ce dernier dans la cochlée, la totalité ou presque des restes auditifs seront détruits.

Une autre composante est placée sous la peau à l’arrière de l’oreille : le récepteur-stimulateur. Le son sera capté par cet appareil accroché à l’oreille qu’on appelle processeur. Ce dernier capte le son, le transmet à l’antenne qui le dirige à son tour vers le récepteur-stimulateur. De là, le son est transformé en stimulation électrique et retransmis aux faisceaux d’électrodes. La cochlée est alors stimulée électroniquement par le porte-électrodes.

  • Après avoir subi une chirurgie pour l’implant cochléaire, il faut procéder à une réadaptation fonctionnelle intensive (RFI).
  • Pour plus d’information sur le sujet, le numéro 221 (octobre/novembre/décembre 2017) de la revue Sourdine est dédié entièrement à l’implant cochléaire.

Implants en conduction osseuse

L’implant à ancrage osseux, communément appelé BAHA (Bone Anchor Hearing Aid) s’adresse principalement aux personnes qui présentent une surdité reliée à un problème de l’oreille externe et/ou moyenne. Ces personnes ne peuvent habituellement pas porter d’appareils auditifs puisqu’elles ont des infections à répétition ou une malformation de l’oreille externe. Les candidats pour le BAHA doivent toutefois avoir un bon fonctionnement de l’oreille interne ou une légère atteinte

Fonctionnement

Il s’agit d’un pilier (vis de titane) que l’on place dans l’os du crâne, à l’arrière de l’oreille, de façon chirurgicale. À la suite d’une période de convalescence permettant l’ostéo-intégration (processus par lequel la vis se soude à l’os), on place sur le pilier un appareil qu’on appelle vibreur osseux. Ce dernier fonctionne un peu comme un bouton-pression. Le vibreur osseux capte le son et le retransmet à la cochlée en faisant vibrer l’os du crâne.

Implant de l'oreille moyenne

L’implant de l’oreille moyenne est envisagé pour les personnes ayant une surdité neurosensorielle (problème de l’oreille interne) ou mixte (problèmes de l’oreille moyenne et de l’oreille interne combinés) et qui ne peuvent pas porter d’appareils auditifs en raison d’otites externes ou autres (psoriasis, eczéma chronique, etc.).
Fonctionnement

De façon chirurgicale, on place un bâtonnet sur la chaîne des osselets ou encore sur la fenêtre ronde. L’audition résiduelle est alors préservée. Une antenne est également placée sous la peau derrière l’oreille, comme pour l’implant cochléaire. Le son est capté par le processeur, transmis à l’antenne puis au bâtonnet. Le bâtonnet reproduira les mouvements vibratoires des structures de l’oreille moyenne et l’information se rendra à la cochlée.

Implant du tronc cérébral

Pour une personne qui présente une atteinte du nerf auditif, on envisagera plutôt un implant du tronc cérébral. Ce type d’implant est cependant peu répandu.

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