À la découverte des membres du C.A. : Daniel Morel

À la découverte des membres du C.A. : Daniel Morel

Cette série d’articles permet de mettre en lumière le parcours des membres du conseil d’administration d’Audition Québec pour 2021-2022, ces personnes qui travaillent et soutiennent l’organisme, en vous offrant leur voix. Les membres du C.A. représentent les membres d’Audition Québec. Ils sont là pour parler en leur nom, en votre nom, afin que les services offerts par l’organisme correspondent aux besoins des membres et soient utiles. Cet article vous transporte à la découverte du parcours de Daniel Morel.

Sur la route de l’implant cochléaire

Chaque personne traverse la perte auditive différemment et doit suivre sa propre route pour arriver à l’acceptation de sa perte auditive et ainsi retrouver une qualité de vie. Vivant avec une hypoacousie neurosensorielle engendrée par une otosclérose héréditaire, Daniel Morel a traversé plusieurs étapes avant d’obtenir son implant cochléaire.

S’étant d’abord présentée comme légère au début de l’âge adulte, ce n’est qu’à l’âge de 33 ans que la perte auditive de Daniel le pousse à envisager des prothèses auditives. Sa perte auditive continue par la suite à se détériorer, puis à diminuer drastiquement au début des années 2000, poussant ainsi son ORL à lui suggérer, en 2005, un programme d’implant cochléaire. Toutefois, à ce moment, Daniel ne se sent pas prêt à avoir un implant et prend plutôt la route des méthodes alternatives pour pallier sa perte auditive. Bien que les cours privés de lecture labiale aient été bénéfiques, la médecine naturelle ne porte pas fruit dans son cas.

Après quelques années de questionnement, Daniel a bifurqué sur la route de la positivité et a entrepris de reprendre sa vie en main, en changeant d’environnement de vie et de travail. Ayant travaillé comme professionnel en finance et informatique à son compte pendant une vingtaine d’années, Daniel se réoriente en commençant à travailler chez Desjardins en 2011. À la suite de cette restructuration de vie, Daniel entreprend une demande d’implant cochléaire pour son oreille gauche, qui est rapidement acceptée, lui permettant de subir sa chirurgie le 5 novembre 2012.

À la suite de l’obtention de son implant, la qualité de vie de Daniel a grandement été bonifiée, lui permettant de retrouver un plaisir dans la communication de personne à personne et aussi de groupe. Effectuant un parallèle entre son implant cochléaire et une jambe artificielle, il perçoit rapidement l’efficacité d’un implant cochléaire, redécouvrant de jour en jour des sons, comme notamment celui des sacs de papier ou de la ventilation, comme un amputé transtibiale redécouvre le plaisir de marcher avec sa prothèse.

Prendre le chemin de la contribution

Le parcours de Daniel lui a permis de prendre conscience de son désir de s’afficher en tant que personne malentendante, mais surtout de redonner à cette communauté en s’impliquant auprès de divers organismes afin de de contribuer à la sensibilisation du public à la perte auditive et à améliorer la condition des personnes ayant un problème auditif. « Même si c’est très difficile la perte auditive, il y a des solutions et il y a des aides, des soutiens qu’on peut obtenir, on peut s’entraider entre nous, » soutient-il. C’est d’ailleurs ce que permet notre Programme de mentorat en audition, qui prendra son envol à l’automne.

Avec son bagage, Daniel se considérait bien placé pour donner au suivant en s’impliquant auprès d’organismes soutenant les personnes malentendantes. Il s’implique donc depuis 2012 pour Audition Québec et a même été président du C.A. durant quelques années, en plus de s’impliquer activement sur le comité rédactionnel de notre revue Sourdine. Lors de son mandat, plusieurs remaniements ont été effectués afin de faire rayonner l’organisme, changeant notamment le nom de l’organisme pour Audition Québec (auparavant ADSMQ) et en fixant des objectifs pour apporter l’organisme à un autre niveau.

Dans un contexte plus actuel, Daniel souhaite, dans la prochaine année, qu’Audition Québec atteigne une visibilité nationale accrue. Il croit d’ailleurs que la Journée nationale de l’audition du Québec de l’an prochain et le programme de mentorat en audition seront de bons tremplins pour cette visibilité à l’échelle du Québec. Parallèlement, Daniel affirme avoir des idées plein la tête pour l’organisme, dont un développement renforci de la boutique d’Audition Québec, afin d’aider davantage les personnes malentendantes à bien s’équiper et comprendre les systèmes d’aide à l’audition qui s’offrent à eux.

Tel que mentionné, étant passionné par l’écriture, Daniel s’implique également beaucoup dans la rédaction de la revue Sourdine, contribuant à faire le lien entre le Conseil d’administration et le comité de rédaction de la revue, en plus de créer du contenu à chaque numéro. Il aime ce qu’apporte son rôle, qui lui permet de « s’impliquer concrètement a créé du contenu, un message ».

Un mot pour vous

Portrait de Daniel Morel souriant

Pour terminer, Daniel tenait à dire aux membres d’Audition Québec, mais également à tous ceux qui vivent avec un problème auditif d’être « solidaires et résilients », puisque c’est en travaillant ensemble que nous réussirons à faire avancer la cause et à mieux vivre avec la perte auditive. L’entraide est la clé de la réussite et s’est en unissant nos forces et notre voix que la cause des personnes malentendantes avancera. En travaillant solidairement, nous pourrons mieux faire connaître les problèmes auditifs à la population, afin que ceux-ci comprennent mieux ce qui en est, mais également le comportement à favoriser afin de communiquer avec une personne malentendante.

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