Pour souligner l’édition 2026 de la Journée nationale de l’audition du Québec, Audition Québec a organisé, tel qu’à son habitude, différentes activités de sensibilisation à l’intention du grand public sur l’importance de prendre soin de sa santé auditive. Pour l’occasion, un sujet bien précis a été retenu, alors que ce dernier attire grandement l’attention des chercheurs et des médias : le lien possible entre la perte auditive non traitée et le déclin cognitif.
Ne sonnons pas l’alarme, mais réagissons quand même
À travers la campagne promotionnelle et les différentes activités de sensibilisation organisées, un objectif était dans la mire : mettre en garde le public sur les risques existants, mais sans sonner l’alarme. Perte auditive ne rime pas systématiquement avec déclin cognitif!
Afin d’offrir une information des plus justes et vérifiées possibles au grand public, l’équipe d’Audition Québec s’est tournée vers différents experts du milieu de la santé pour bénéficier de leur expertise. Ces derniers ont notamment contribué à la tenue de deux panels et au développement d’une page web d’information sur le sujet. À travers ces différentes ressources, il a été mis en lumière que la perte auditive est bel et bien un facteur modifiable du déclin cognitif, mais que la perte auditive à elle seule ne conduit pas inévitablement à un déclin cognitif. Un point très important sur lequel les différents experts ont insisté lors des deux panels.
Agir en amont
N’en demeure pas moins qu’il est essentiel de prendre les mesures à notre disposition pour limiter les risques de déclin cognitif en lien avec la perte auditive et les autres facteurs de déclin cognitifs modifiables, afin de réduire au mieux les risques.
Lors du panel Démystifier la perte auditive et le déclin cognitif, les experts Marilyn Bilodeau, audioprothésiste et vice-présidente de l’OAQ, Cyrielle Low Kien, MPA, audiologiste et Dr Serge Gauthier, neurologue clinicien, professeur emérite en neurologie et en psychiatrie à l’Université McGill et co-directeur du programme de formation sur les troubles neurocognitifs, ont mis l’emphase sur les différents facteurs de risque de déclin cognitif, l’impact d’une perte auditive non traitée sur la santé cognitive, mais aussi sur les pistes de solutions pouvant favoriser une meilleure santé cognitive ET auditive.
À travers la page web d’information, développée grâce au soutien de Rima Kitouni, M.P.A., audiologiste, chargée d’enseignement de clinique et de cours, Clinique Universitaire en orthophonie et audiologie, École d’orthophonie et d’audiologie, Université de Montréal, Kyla Munoz Galarza, M.Sc.S., audiologiste & doctorante en sciences de l’orthophonie et de l’audiologie à l’Université de Montréal et au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM) et Claudy Bourgeois, M.P.A., gestionnaire de recherche au laboratoire en audition et vieillissement, CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Centre de recherche de l’IUGM, les différents facteurs de risque de déclin cognitifs recensés par la Société d’Alzheimer du Canada y sont listés, ainsi que des méthodes de prévention et de prise en charge.
Soutenir et accompagner
Prévenir est certes essentiel, mais que faire pour accompagner quelqu’un à travers la perte auditive et le déclin cognitif, que ce soit en amont ou par la suite? Lors du panel Entre perte auditive et déclin cognitif : l’accompagnement, nos experts, Dr Stéphane Lemire, interniste-gériatre et président-fondateur de la Fondation AGES et Marc-Olivier Blackburn, MPA, audiologiste, se sont prononcés sur l’importance de bien accompagner une personne à travers la perte auditive, non seulement pour la sensibiliser aux risques pour la santé cognitive, mais aussi pour l’aider si un déclin cognitif se présente. Il a notamment été mis en lumière que cet accompagnement peut venir de différentes personnes, que ce soit les membres de l’entourage, les professionnels de la santé ou même des organismes communautaires.
Poursuivez la sensibilisation avec nous!
La Journée nationale de l’audition du Québec n’arrive qu’une fois par année, mais la sensibilisation, elle, se fait 365 jours par année. Aidez-nous à poursuivre nos efforts et sensibilisez votre entourage à l’importance de prendre soin de ses oreilles. Que ce soit de conscientiser vos enfants aux risques d’une exposition prolongée au bruit (oui, la musique compte comme du bruit, malheureusement, même si la chanson est excellente) ou encore d’inciter vos parents à faire évaluer leur audition et à la prendre en main (sans attendre 8 à 10 ans comme la moyenne des gens). Il n’y a pas de mauvaise manière de contribuer aux efforts de sensibilisation.
Passez le mot, partagez cet article et nos différents contenus de sensibilisation sur les réseaux sociaux lorsque vous les voyez!
Merci aux partenaires de la Journée nationale de l’audition du Québec 2026!





























