Les héros de la Fondation RÉA

De gauche à droite : Valérie Duchesne-Carle, dg de la Fondation RÉA, Jean Larivée, dg d’Audition québec et Patrice Bergeron, président de la Fondation RÉA.

Le 30 août 2023 se tenait la remise des bourses de la Fondation RÉA, un événement annuel auquel j’ai participé pour une deuxième année consécutive. Je n’aurais pas voulu le manquer car celui de l’an dernier est resté dans ma mémoire.

De gauche à droite : Valérie Duchesne-Carle, dg de la Fondation RÉA, Jean Larivée, dg d’Audition québec et Patrice Bergeron, président de la Fondation RÉA.

La Fondation RÉA est une organisation à but non lucratif née de la fusion de différentes fondations, qui se sont réunies pour avoir une plus grande portée.

Sa mission est d’offrir les meilleurs soins possibles aux personnes souffrant d’un handicap physique, qu’il s’agisse d’un handicap présent dès la naissance ou acquis plus tard, et de les aider à surmonter leurs limitations fonctionnelles.

REA est l’acronyme du mot réapprendre. Comme réapprendre à s’exprimer, à parler, à comprendre ce qu’on nous dit, à lire, à écrire, à voir, à marcher, à respirer, à manger… Réapprendre c’est avant tout de la persévérance, de la patience, de la ténacité.  On dit « qu’un héros est une personne ordinaire qui trouve la force de supporter et de persévérer en dépits d’obstacles écrasants ».

C’est la principale raison pour laquelle je ne voulais pas manquer l’événement du 30 août dernier, celui où la Fondation REA célébrait la persévérance et les efforts déployés par 15 boursières et boursiers, des héros.

Quelques statistiques

Selon l’Office des personnes handicapées du Québec, seulement 15,8 % des gens avec une incapacité détiennent un diplôme d’études collégiales, contre 18,2 % chez ceux sans incapacité. De plus, 18,2 % des personnes avec une incapacité possèdent un diplôme universitaire, comparativement à 25 % chez celles sans incapacité. Enfin, 54,7 % des Québécois de 15 à 64 ans avec une incapacité occupent un emploi, contre 75,3 % de ceux sans incapacité.

De telles statistiques démontrent la nécessité de contribuer activement à l’intégration sociale des personnes en situation de handicap, explique Valérie Duchesne-Carle, directrice générale de la Fondation RÉA. « Nos bourses facilitent leur accès à l’éducation tout en leur permettant d’étudier dans de meilleures conditions. Les lauréats de cette année démontrent des qualités humaines exceptionnelles et un très grand potentiel. Ils seront à coup sûr champions dans leurs professions respectives ».

La Fondation RÉA collecte des fonds pour financer des projets destinés à améliorer les soins cliniques spécialisés, à soutenir la recherche et l’enseignement universitaire en réadaptation physique au sein du CIUSSS Centre-Sud-de-l ’île-de-Montréal.

Patrice Bergeron, le président du Conseil a aussi expliqué que la Fondation soutenait trois centres de réadaptation : l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal, le Centre de réadaptation Lucie Bruneau et le Centre de réadaptation Raymond Dewar, ainsi que les travaux de recherche et d’enseignement de l‘Institut universitaire de réadaptation en déficience physique de Montréal.

Certains des 15 boursiers de 2023 étaient parmi ceux qui ont posé fièrement lors de la remise des prix le 30 août dernier.

 

Certains des 15 boursiers de 2023 étaient parmi ceux qui ont posé fièrement lors de la remise des prix le 30 août dernier.

De gauche à droite:  Despina Sourias, conseillère de la ville de Montréal, Arrondissement CDN/NDG, district Loyola, représentant de la mairesse de CDN/NDG / Clautilde Tchouansi Tomaha, boursière / Marc-André Gagné, boursier / Vincent Lehouillier, PDG du CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal / Micah-Élie Labrecque, boursier / Martine Musau Muele, prés. du conseil municipal, conseillère de la Ville de Montréal, Arrondissement Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension / Valérie Duchesne Carle, dg de la Fondation RÉA / Gabriel Parent, boursier / Eveline Claire Nguimo Nguepi, boursière / Patrice Bergeron, président de la Fondation RÉA / Marie-Frédérique Tremblay, dir. de la Fondation Groupe Forget / Kytrie Lavoie, boursière / Elisabeth Prass, députée de D’Arcy-McGee et porte-parole de l’opposition officielle pour les personnes vivant avec un handicap ou avec le spectre de l’autisme

15 boursiers/étudiants inspirants

Les 15 boursiers de 2023 ont chacun reçu 3 000 $ afin d’amorcer ou de poursuivre des études professionnelles, collégiales et universitaires. Près de la moitié d’entre eux sont affectés d’un handicap auditif important. On peut les voir sur la photo, de gauche à droite, de la première à la troisième ligne:

  • Karla Mendoza / réglementation canadienne et québécoise de l’immigration / Université de Montréal / perte auditive de haute fréquence
  • Gabriel Parent / sciences humaines / Cégep de Saint-Hyacinthe / hypoacousie neurosensorielle
  • Geneviève Gagné, 33 ans / ergothérapie / Université de Montréal / boursière de la Fondation du Groupe Forget / surdité sensorielle sévère
  • Micah-Élie Labrecque, 22 ans / génie robotique / Université de Sherbrooke / dystrophie musculaire de Duchenne
  • Clautilde Tchouansi Tomaha, 43 ans / éducation préscolaire et enseignement primaire / Université de Montréal / AVC
  • Mohamed Auda, 22 ans / médecine / Université de Montréal / surdité
  • Éveline Claire Nguepi Nguimo / administration des services de santé / Université de Montréal, / neuromyélite optique et tétraplégie
  • Gabriel Haineault / techniques juridiques / Cégep de Valleyfield / paralysie complète des jambes et paralysie partielle des bras et du tronc
  • Aicha Toure / éducation spécialisée / Collège Héritage / hypoacousie neurosensorielle
  • Jason Lécuyer / comptabilité et gestion / Cégep de l’Outaouais / surdité et dysphasie
  • Kytrie Lavoie / arts visuels / Cégep de Saint-Laurent / hypoacousie neurosensorielle légère à modérée
  • Marc-André Gagné / administration des réseaux et sécurité de l’informatique / Cégep Lionel-Groulx / dysphasie sévère
  • Connie Yuen / techniques de pharmacie / Cégep de Rosemont / surdité de naissance et retard de langage
  • Perry Ouy / génie logiciel / École de technologie supérieure / dysphasie
  • Ariane Millette / édition / Université de Sherbrooke / surdité
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